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Entraînement
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Le muay thaï est un sport de fou. Je ne vais pas beaucoup au cinéma, mais j'ai été révolté un jour, lors d'un trajet en avion entre Hong Kong et Londres, en visionnant un Rocky. Pour une fois, j'avais oublié mes somnifères et il n'y avait rien de mieux à faire que regarder ces tristes images. Un danseur de claquettes gonflé aux haltères qui essayait de faire passer ses trémoussements pour des gestes de combattant.
Je ne ferai pas comme ça. Si je combats à l'écran, ce ne sera qu'après une préparation véritable, dans les conditions du réel. La boxe anglaise ayant été trop souvent magnifiée, montrée ou souillée par les faiseurs de films, je me suis tourné vers la boxe thaï, plus dure, plus sauvage et plus cruelle. Si je n'ai aucun respect pour les arts martiaux, pour lesquels la technicité a remplacé l'envie de détruire, j'admire le muay thaï, un peu à part en Asie, et pour lequel le but ultime est de tuer s'il le faut et non la perfection abstraite d'un geste. Le muay thaï admet les coups de tibia et de genou, les coups de coude et le manque de fair-play. La deuxième raison est que j'ai claqué en plaisirs autour du monde l'argent de mes livres, en fêtant dignement leurs sorties et leurs succès. Quatorze mois de célébration me laissent avec les poches vides, des valises sous les yeux et un énorme surplus de graisse. J'ai, semble-t-il, définitivement perdu cette silhouette de jeune homme qui séduisait tant les dames. Mes 107 kilos me font maintenant ressembler à un placide bouddha. Sept jours que je traîne dans cette fournaise agitée. Il y a plus de cent cinquante mille licenciés de boxe thaï dans la capitale. Ce n'est pas pour autant que je vais trouver la perle rare. On peut être un excellent boxeur, mais être trop bête pour faire un bon professeur. J'ai visité la plupart des "gyms", les casernes-écoles de la banlieue, fait passer des interviews à des dizaines de jeunes entraîneurs et battu le rappel de mes relations. Je passe mes soirées au Lumpini Stadium aux vingt mille places toujours prises d'assaut, dans les hurlements aigus des parieurs. Je me suis plongé avec une copine indigène dans la plupart des treize hebdomadaires spécialisés dans le sujet. Je ramasse énormément d'informations, mais je ne rencontre pas le type qu'il me faut. Après une semaine, je trouve Phayat presque par hasard, dans la villa d'une relation, dans une soï (ruelle) chic de Sukhumvit Road, où il exerce les fonctions de jardinier. C'est un mini-colosse, petit, les muscles fins, mais visiblement solides, avec un sourire sympathique et les arcades démolies. Curieux et intelligent, il a voyagé dans tout le pays et en Europe. Il me passe avec fierté, sur la vidéo de son patron, la cassette d'un de ses combats en France, qui avait été retransmis par Canal Plus. Il y ridiculise un certain Richard Chose, plus ou moins champion de France de muav thaï. |
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- O.K. ! J'ai besoin d'un entraîneur pour m'apprendre le muay thaï. Le job t'intéresse ? - Oui. - Tu penses que tu peux faire de moi un bon boxeur ?
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- Non. Tu es trop gros. Tu perdras quelques kilos, mais tu es de toute façon trop vieux. Sankampung. C'est une minuscule bourgade à une dizaine de kilomètres de Chieng Maï, la grande ville du Nord de la Thaïlande. Phayat y a trouvé une petite maison de bois modeste et discrète, au bord d'une route où ne passent que des livreurs sur des Mobylettes surchargées et quelques bonzes. Avec un plaisir de gamin, j'ai déballé les achats. Cordes à sauter de caoutchouc, gants, sac de cuir, " paos " (les protections de cuir des entraîneurs). Et surtout, pour moi, deux magnifiques shorts de boxeur professionnel avec, comme le veut la tradition, mon nom en écriture thaï devant, sur toute la largeur. Tissu noir, lettres de feu, c'est offensif et plein d'élégance, des shorts de champion que je m'empresse d'essayer devant la glace. Revêtu de ces culottes courtes pour musculatures filiformes, j'ai l'air d'un pachyderme éreinté. J'enlève vite le tout pour chasser le doute qui me prend. Je suis pourtant bien obligé d'en revêtir un le lendemain, quand Phayat, avec un sourire cruel, m'annonce qu'il est six heures du matin, l'heure de s'y mettre. J'ai fait un peu de boxe à 18 ans, à Bocas, le quartier du port de Buenos Aires, pour une courte aventure. Mon optimisme naturel me poussait à croire que tout allait revenir très vite. C'était compter sans les années et le calvaire que Phayat m'a préparé. Dans son esprit, je suis un milliardaire en mal de sensations à qui il s'agit, pour l'honneur du muay thaï, de donner une petite leçon. Dès le départ, le rythme maximal m'est imposé. Training de six à neuf le matin et de quinze à dix-huit l'après- midi. Une des épreuves les plus pénibles, pendant les joggings du matin, est de passer devant les rangées de pousse- pousse, au croisement de la grand-route de Chieng Maï. Ils sont affalés au fond de leurs carrioles, les jambes pendantes et ils rigolent à me regarder peiner derrière un Phayat aérien. Ils jacassent entre eux. Même si je ne comprends pas encore bien le thaï, il est facile de deviner qu'ils se foutent de moi. Phayat me dira un jour qu'ils demandaient tous les jours si j'étais un muay thaï ou un lutteur de sumo. Je n'ai jamais été très souple et je suis devenu presque infirme. Impossible de lever la patte à plus de quarante centimètres du sol, et encore moins de frapper avec. La majeure partie des coups se donne sur la pointe des pieds, " light ", léger comme un danseur. Mes cent et quelques kilos s'y refusent. Chacune des deux séances commence par une demi-heure de corde à sauter, cette saloperie en plastique. Imaginez un tuyau d'arrosage à deux poignées. Elle se remplit d'air en tournoyant, devient lourde à remuer et fatigue douloureusement les avant-bras. Chaque erreur de rythme est sanctionnée par un coup sur les orteils. L'air la durcit et elle cingle comme un câble.
Mais elle fait transpirer des litres, elle renforce les mollets, indispensable pour danser sur la pointe des pieds, et forme le corps aux bonds et aux attitudes nécessaires. Phayat prend un malin plaisir à cogner avec toute la hargne et la méchanceté dont il est capable, et Dieu sait si ce petit type costaud, formé à la dure école des gyms avec cent vingt combats derrière lui, est sans pitié. Je tiens mes deux fois trois heures de calvaire. Le reste du temps, je dors. L'après-midi, lorsque Phayat me crie d'une voix joyeuse, à la porte, qu'il est 15 heures, je me réveille avec la sensation que je viens de m'assoupir, alors que j'ai dû sombrer tôt le matin. Des douleurs habitent tous mes muscles. Mes tibias sont une horreur. Mon tortionnaire m'a expliqué au départ : le coup de tibia, haut, médium ou bas, arme majeure du muay thaï, exige que l'on aplanisse l'arête que forme l'os sur le devant. Là où on se fait si mal en se cognant au coin d'un lit. Avant d'obtenir la forme adéquate, ronde et solide comme un gourdin, il faut cogner dessus. Je me fais sauter des bouts d'os. Des poches de sang et des hématomes moins graves recouvrent toute la surface. Pas de soulagement à espérer. Comme pour toute blessure et autres bobos, la règle du muay thaï est la même : taper où ça fait mal, pour résorber et ne pas se plaindre. Comme dit Phayat : "Ça fait mal, mais après l'os est plus dur. " Je me maintiens dans cette vie de Spartiate et commence à reprendre espoir. Seule inquiétude, mes articulations. Mes rotules doivent s'écraser au fur et à mesure que je progresse en technique du coup de genou sur le sac de sable. Mes coudes me font atrocement mal, surtout pendant le "shadow", l'"ombre", exercice dont le principe est de combattre un adversaire invisible. Les coups portés dans le vide me secouent les membres avec, en bruit de fond, un claquement inquiétant. La nuit, malgré la fatigue, la souffrance me réveille. Mettre mon corps, à chaque fois plus dur et plus noué, en mouvement au début de chaque séance est un enfer. Je hais ma corde à sauter. Face aux coups, deux défenses. Avaler, intégrer le choc par une ondulation souple et tout asiatique, ou parer, c'est-à-dire bloquer le coup avec les avant-bras ou les tibias. Un matin, Phayat m'envoie un "low kick", un coup de pied bas. Je lève ma jambe. Nos tibias s'entrechoquent avec un bruit de bois cassé. La douleur est immédiate, aiguë et paralysante. J'abandonne immédiatement la séance, et le muay thaï pour quelques jours. J'ai vu tous les médecins de Chieng Maï, les vendeurs de pilules qui ont volé leurs diplômes, et les autres. Celui de l'hôpital pense que mes articulations sont en train de lâcher et me suggère, à mon âge, de me tourner vers une autre activité, comme le ping-pong ou le golf. J'effectue un passage éclair à Bangkok, où la médecine est plus fiable. Un docteur européen en renom m'a demandé : |
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- Pourquoi vous pratiquez ce sport ?
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- Pour faire un film.
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- Vous devez tenir combien de temps ?
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| - Quelques mois. |
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- Je peux vous faire des infiltrations. Ca vous soulagera maintenant, mais vous garderez des séquelles. Il me conseille de tourner un film sur le golf. Je retourne dans le Nord. Et je m'y remets. Après une semaine, la pire de toute cette histoire, mes coudes et mes genoux se calment. Je dépasse la douleur. C'est une grande nouvelle pour moi. J'ai failli croire que le corps ne suivrait pas. Rassuré sur ce point, je me lance dans une nouvelle tournée de training avec plus d'énergie et de volonté. De loin en loin, Phayat me lâche des petits compliments. Il est pourtant loin d'être satisfait. La vie de Spartiate est difficilement supportable pour un jouisseur comme moi. La forme physique revient. Kampung Soï, la rue des bordels de Chieng Maï, n'est pas loin, avec ses petites cahutes de tôle où travaillent trois ou quatre gentilles filles de la campagne. Je connais aussi deux casinos "clandestins", c'est-à-dire rackettés par la police. Ce genre d'endroit est capable de me retenir une bonne partie de la nuit. Toutes choses peu compatibles avec une vie de boxeur.
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- Cizia, ce n'est pas possible. Tu dois récupérer entre les trainings. Tu vas mourir. Je décide d'être sage. J'abandonne la petite maison où j'ai tant souffert et nous allons continuer l'entraînement dans le Nord. Golden Triangle. C'est un lieu que j'ai choisi pour mon film et K.-O., le livre qui lui servira de base, et que j'ai envie d'entamer tout de suite. C'est à quelques portées de tir de la frontière birmane. J'ai fait la connaissance d'un village de Lisus, une tribu des montagnes. Anciens cultivateurs d'opium égarés dans ce siècle ils sont devenus des amis. Je fournis l'école en matériel et autres menus cadeaux. Les Lisus sont des gens fiers, intelligents et que j'aime bien. Pour le sport, c'est l'endroit idéal. les longues courses, au petit matin, dans les vallées de jungle, deviennent un plaisir. Elles s'achèvent invariablement près des sources d'eau chaude, une des particularités de la vallée. L'eau qui y coule est chargée de soufre, excellente pour la santé. On s'y lave de la sueur et je reçois mon premier massage de la journée. La séance du matin, devant mes progrès, a été réduite à ce simple jogging. Je peux ainsi travailler à mon livre en toute tranquillité la journée. En fin d'après-midi, la séance d'entraînement est publique. Ça se passe sur la place, le lieu de réunion du village et le seul endroit dégagé de toutes les petites ruelles de bambous. Toute la population s'y presse. La tribu entière des gamins ne loupe pas un seul training. Phayat me fait préparer quotidiennement des fortifiants. Des glandes de cobra macérées dans l'alcool. Du poulet haché nature, avec os et entrailles, des bouillies infâmes mais qu'il qualifie invariablement de "good for body". Six mois d'efforts apportent enfin une récompense. Au cours du " sparring " devenu traditionnel avec Phayat, je lui mets un "kick " (coup de pied) à la hanche, qui l'envoie sur le côté, où je le réceptionne par deux droites. Pour la première fois, il accuse le coup. Bras baissés, un peu sonné, il me répète plusieurs fois que ce n'est pas grave. Un peu plus tard, au cours de ce moment délicieux du café juste après le training, j'obtiens la confirmation de mes progrès.
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- Tu dois faire attention quand tu frappes, maintenant. Tu peux tuer.
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- Je peux combattre ?
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- Un jour, peut-être... Peut-être ? Je me demande bien ce qu'il faut faire, alors. J'ai perdu un nombre impossible de kilos. Mes tibias sont devenus des barres couvertes de petites bosses dures. Je me dresse sur la pointe des pieds et je danse sans effort. - Il faut t'entraîner encore. Je suis trop Petit pour toi. Je vais prendre un copain avec nous, si tu veux. Il est presque aussi grand que toi.
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La rivière Kok marque l'entrée du no man's land, le début du Triangle d'or. Le village des Lisus n'est pas très loin d'ici. Quelques dizaines de kilomètres et plusieurs siècles. ThaTon, petit village le long de la route, est beaucoup plus proche de la civilisation. J'attends Phayat chez miss Thip, une, épaisse dame joviale et âpre au gain. Ce qui la sauve de mes colères à chaque fois qu'elle me vole, c'est qu'elle cuisine extrêmement bien. L'alimentation de mes amis Lisus ne suffisait plus. Avec toutes ces dépenses physiques je maigris, même en dévorant, et j'ai toujours faim. De toute façon, il fallait les débarrasser de notre présence. Nous avons mangé la quasi-totalité des cochons du village, broyé en mixture tous les poulets et écorné une bonne moitié des stocks de riz. Phayat est revenu au bout de quelques jours avec mon nouveau " sparring partner". Loum est très grand pour un Thaï. Ses jambes et ses bras, démesurément longs, sont des armes redoutables. Il a 30 ans. Il a arrêté sa carrière professionnelle depuis cinq ans, arrivé au titre de champion de Channel 9, la chaîne de TV réservée à la boxe. Après, il est devenu homme de main dans une affaire de rackett des " touk-touks ", les taxis-scooters de Bangkok. A force de tirer sur les gens, il a fini par se faire remarquer et, un jour, la police l'a arrêté. Son pistolet, glissé dans la ceinture, lui a valu une lourde peine. Protégé par la mafia, il a pu sortir de prison au bout d'un an et demi. Depuis, il est professeur dans une école de boxe, pour quelque 3 000 bahts par mois (800 francs). C'est un dandy toujours vêtu de blanc. Tous les soirs, il se saoule au maekhong, le whisky thaï. Comme la plupart des ex-boxeurs, c'est un fêtard appliqué. Enfermés dans leurs casernes-écoles toute leur jeunesse, les combattants s'empressent tous de se rattraper dès la fin de leur carrière, lorsqu'ils ont enfin le droit à l'alcool, aux drogues et aux femmes. Le sage Phayat lui-même se torche régulièrement la tête et claque tout le pognon que je lui donne pour entretenir ses girl-friends. Dès l'arrivée de Loum, l'entraînement prend un coup d'accélérateur. Avoir un grand type en face de moi m'offre de nouvelles possibilités. On se tue tous les soirs en quinze rounds d'affilée, sous les conseils et la direction de Phayat. Mon auberge est située tout au bord de la rivière, juste sous une colline occupée par un grand temple bouddhiste. Souvent, ils descendent leurs cent cinquante marches pour venir sur le terre-plein où je m'entraîne. Ils s'assoient là à deux ou trois, orange et impassibles, en contemplation. Ma réputation grandit dans le village. On parle partout de l'étranger, le "farang" professionnel boxeur. Au cours de mes balades, les types que je croise me font des signes de reconnaissance, coups de poing dans le vide ou garde haute en rigolant. Dans l'épicerie-bazar-pharmacie, on peut se peser pour un baht. Je m'offre ce petit luxe et je n'en reviens pas. Quatre-vingt-six kilos.
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- Tu sais, je n'y croyais pas au début. Je ne pensais pas que tu pourrais perdre autant de poids et changer ton physique à ton âge. Tu te tiens comme un boxeur, maintenant. " You stand good. " Phayat est complètement acquis à ma cause. Le projet de film, une idée plutôt vague pour lui au départ, l'intéresse de plus en plus. Loum est ravi d'être dans le groupe. Il est tranquille toute la journée, avec pour seul moment pénible son heure de sparring avec moi.
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Deux fois, il a reçu des kicks qui l'ont immobilisé pour le reste de la journée. Même pour un encaisseur de choix comme lui, c'est dur de prendre des coups d'un partenaire de vingt kilos de plus. Depuis quelque temps, il a l'occasion de se rattraper, en fin de training. Moi aussi, je veux éprouver ce qu'est un vrai coup.
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- Vas-y, Loum, tape ! Le plus fort que tu peux. J'encaisse. Il a un peu hésité au départ, car à m'aime bien, puis il s'est pris au jeu. Une demi-heure par jour, il me martèle de ses longues jambes, dures comme du fer, sur les bras, dans le ventre. Il m'apporte la dernière confirmation que j'attendais. On peut me taper dessus. J'encaisse. Je peux monter sur un ring avec des chances de m'en sortir.
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